Les caisses de pension en Suisse

« Deuxième pilier » du système de prévoyance suisse, qui en compte trois, les caisses de pension ont connu une évolution fulgurante tout au long du XXe siècle, jusqu’à voir leur nombre diminuer à l’orée du XXIe. Aujourd’hui, elles sont environ 2000 à assurer à leurs bénéficiaires la formation d’un capital qui leur permettra, au moment de la retraite, de préserver leur niveau de vie.

Les caisses de pension, ce « deuxième pilier »

Contrairement au « premier pilier », dont le but est d’assurer une retraite de base aux travailleurs et fonctionne sur le système de la répartition des charges, les caisses de pension suisses ont pour vocation de compléter cet apport tout en recourant au principe de la capitalisation. Pour qu’un salarié puisse y cotiser, son traitement annuel doit se situer entre 21.150 et 84.240 francs suisses (chiffres 2015). Au-delà, un complément supplémentaire pourra être souscrit, sous la forme d’un troisième pilier. La loi contraint chaque caisse de pension à respecter les mêmes montants, c’est-à-dire entre 7 et 10% du salaire de l’employé, à qui elle reversera ensuite les mêmes rentes. Cependant, certaines caisses proposent une rémunération dépassant le maximum légal, impliquant la cotisation d’une part surobligatoire.

Les caisses de pension, toute une histoire

caisses de pension suissesSi, aujourd’hui, seuls les salariés dont le salaire annuel atteint un certain montant sont concernés par le « deuxième pilier » de la prévoyance suisse, ce dernier était autrefois l’apanage d’une élite. Lors de leur fondation au XIXe siècle, les caisses de pension s’adressaient exclusivement aux fonctionnaires de l’Etat. Cependant, dès le début du XXe siècle, la plupart des grandes entreprises avaient ouvert des caisses destinées à assurer la retraite de leurs travailleurs. Leur fonctionnement est unifié, en 1985, par la Loi fédérale sur la prévoyance professionnelle. Aujourd’hui dominées par les géants Publica, la caisse du canton de Zurich et celle d’UBS, les caisses de pensions comptent parmi les principaux investisseurs de Suisse.

Rente de vieillesse, rente d’invalidité et veuvage

Il n’est pas toujours nécessaire d’attendre l’âge de la retraite pour profiter des fruits du capital accumulé dans le cadre du « deuxième pilier », qui pourra faire l’objet d’un retrait précoce en cas d’achat immobilier, de départ du pays ou de création d’entreprise.
Mais la caisse de pension suisse joue également un rôle lorsqu’un travailleur fait l’objet d’une invalidité professionnelle, lui permettant de bénéficier d’une rente annuelle d’une proportion maximale de 6,8% de l’avoir accumulé.
Enfin, en cas de décès, le conjoint survivant reçoit une rente pouvant aller jusqu’à 60% de la retraite, ou bien un capital unique consistant dans la somme de trois rentes annuelles. Les orphelins perçoivent jusqu’à 20% de la rente de vieillesse ou d’invalidité de leur parent défunt.